Juillet Noir n'oublions pas cette date ……...23 Juillet.

Nous n'oublierons jamais !

"Ils ont bloqué la porte de la voiture et ont empêché les Tamouls de quitter le véhicule. Des centaines de spectateurs ont regardé comme environ 20 Tamouls ont été brûlés à mort. »- London Daily Express, Aout 1983

Les événements de Juillet 1983 sont émouvants pour toute la population tamoule dans le monde entier. Entre le 24 Juillet et le 29, les Tamouls ont été systématiquement ciblés par la violence à Colombo et dans d'autres parties du Sri Lanka.

En ce jour de commémoration, se souvenant de la 35eme année de génocide de « Juillet Noir 1983 », c’est au cours du mois de Juillet 1983, que l’atrocité des crimes a atteint son apogée. En effet, au cours de ce mois, des émeutes raciales, orchestrées par le gouvernement sri-lankais, éclatèrent à l’encontre des Tamouls.

Cet épisode est considéré comme l’un des plus grands crimes perpétrés par le gouvernement sri-lankais à l’encontre du peuple tamoul.

Durant cette période, plus de 3 000 tamouls ont été exterminés à Colombo en à peine 3 jours. Des magasins et des logements appartenant à des civils tamouls ont été vandalisés, incendiés et pillés par des militaires et des voyous cinghalais, qui eurent pour conséquence l’exode de milliers de civils.

Des hommes, des femmes et des enfants ont subi des viols, des humiliations, des exécutions et d’autres actes inhumains, qui prouvent la sauvagerie et la barbarie des auteurs de ces attaques.

Un Tamoul forcé à se mettre nu par des cinghalais, pour être humilié

L’exemple de l’assassinat de 57 prisonniers politiques tamouls, le prouve bien malheureusement. Dans cette purge, dans une prison de Colombo, les militaires cinghalais ont arraché les yeux de Kutty Mani, prisonnier politique, afin d’en faire offrande à Bouddha.

1958, 1977, 1983, 1986, 1996, 2006, 2009…. ou encore à travers l’incendie de la Bibliothèque Tamoule de Jaffna, qui était alors la plus grande bibliothèque d'Asie, marquant un génocide culturel tamoule, sont des années inoubliables pour les tamouls du Sri Lanka. La Nation d’Eelam Tamoule, basée sur l'île du Sri Lanka (anciennement appelée Ceylan) depuis plus de 2500, est devenue un peuple sans droit.

Les Tamouls qui avaient leur propre royaume avant la période colonial se sont retrouvés unifiés aux deux autres royaumes de l'île pour des facilités administratives. Après l'Indépendance en 1948, les Tamouls deviennent une minorité dans un Etat à majorité Cinghalaise. Cette majorité a petit à petit resserré l'étau sur le Peuple Tamoul en s'attaquant et détruisant aux droits les plus fondamentaux d'un homme, c'est-à-dire ses terres, sa langue, son histoire et sa culture.

Face à ce pogrom, la communauté internationale est restée totalement muette et n’a jamais condamnée ce massacre, alors que le président, lui-même, a admis avoir planifié ces attaques et ordonné à ces militaires d’exterminer des civils tamouls.

Malheureusement, ce Juillet Noir, ne fut pas le seul crime commis par le régime de l'Etat sri-lankais, au mois d’août 2006, l’armée a bombardé l’orphelinat de Sencholai, tuant plus de 61 jeunes filles tamoules. Ou encore, au mois de mai 2009, où l’armée a lancé son offensive finale et a massacré plus de 70 000 civils hommes, femmes et enfants. Aussi, en 2009, 146 679 personnes tamoules ont été portées disparues.

Un génocide est la destruction délibérée et systématique, en tout ou en partie, d'un groupe ethnique, racial, religieux, ou d'un groupe national.

Bien qu'une définition précise varie selon les spécialistes du génocide, la première définition juridique a été dans la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide adoptée par l'assemblée générale des Nations Unies en 1948. «Dans la présente Convention, le génocide s'entend de l'un quelconque des actes ci-après commis dans l'intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme,

a) Meurtre de membres du groupe ;
b) Atteinte grave à l'intégrité physique ou mentale de membres du groupe ;
c) Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d'existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ;
d) Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe ;
e)Transfert forcé d'enfants du groupe à un autre groupe. »

De manière générale, le génocide ne signifie pas nécessairement la destruction immédiate d'une nation, sauf quand il est accompli par les massacres de tous les membres d'une nation. Elle vise plutôt un plan coordonné de différentes actions visant à la destruction des fondements essentiels de la vie de groupes nationaux, dans le but d'annihiler les groupes eux-mêmes. Les objectifs d'un tel plan seraient la désintégration des institutions politiques et sociales, de la culture, la langue, des sentiments nationaux, la religion et l'existence économique des groupes nationaux, et la destruction de la sécurité personnelle, la liberté et les propos de Monsieur Gordon Weiss (officiel de l'ONU au Sri Lanka qui a démissionné après la fin de la guerre) son propos des 40 000 tuées dans les tous derniers jours de la guerre et des circonstances. Les témoins fidèles de la guerre restent enfouies dans la zone où le conflit a eu lieu pendant les derniers jours mais également ceux qui se taisent et ceux qui sont prêts à témoigner.

Les différents massacres du Peuple Tamoul montrent clairement que des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité et un génocide ont été commis au Sri Lanka depuis les années 1948.

Aujourd'hui, la Communauté Internationale a appelé le Sri Lanka à créer un comité d'enquête.

Quand un pays fait jouer le temps en sa faveur, la première chose que le gouvernement fait c'est de créer des commissions et le Sri Lanka a une très longue histoire de création de commissions, comme par exemple celle créée pour le meurtre des 17 employés de l'ONG française "Action Contre le Faim".

La Maison du Tamil Eelam demande la France membre de la Conseil de Sécurité et l'Organisation des Nations Unies de créer un comité d'enquête indépendante pour une investigation sur les crimes commis par toutes les parties, y compris les politiciens depuis l'indépendance du Sri Lanka, car le crime n'a pas été commis seulement au cours de Janvier à mai 2009, soit 70 années d'atrocités commises contre une partie de la population au Sri Lanka.

Contact : Thiruchchoti.T
Relation Publique et Affaires étrangères
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18 Mai : Jour du génocide Tamoul
Nous n'oublierons jamais !

Nous sommes en 2018. Neuf ans se sont écoulés depuis que plus de 450 000 tamouls ont été regroupés dans un village côtier du nord-est de l'île du Sri Lanka que l'État sri-lankais avait désigné comme «zone de haute sécurité» : ici l’environnement était en fait pilonné par de l'artillerie lourde, en mer et dans l'air, tuant près d'un tiers des tamouls et mutilant des dizaines de milliers d'autres.

Depuis ce massacre, les tamouls survivants, ainsi que leurs amis et parents à travers le monde, réclament la justice et ont appelé à une enquête internationale sur cet assaut génocidaire dès le premier anniversaire du massacre.

La brutalité génocidaire extrême du gouvernement cinghalais a été dévoilée le 18 mai 2009, culminant avec le massacre de plus de 70 000 civils innocents y compris des enfants. L'objectif de l'utilisation de bombes à sous-munitions interdites et de lance-roquettes à canon multiples était de détruire le peuple tamoul sans aucune considération pour sa vie, sans parler des lois et des règles internationales. Nous nous souvenons des innocentes victimes de la tragédie et de l'horreur indescriptibles que les Eelam Tamouls ont connues en mai 2009.

Le 18 mai 2009 marque la fin de la guerre ouverte par l'offensive militaire sri-lankaise et l'assassinat en masse de plus de 70 000 Tamouls. Pourtant, la guerre secrète contre les Tamouls se poursuit depuis neuf ans sans aucun espoir d'une solution négociée au niveau international pour réparer le massacre génocidaire dans les régions de Vanni, dans lequel plusieurs dizaines de milliers de nos frères et sœurs se sont noyés dans leur propre sang. Malgré les efforts de la communauté de la diaspora, les grandes puissances du monde ont décidé de soutenir secrètement le Sri Lanka qui voulait une rupture du processus de paix pour continuer son génocide.

Neuf ans plus tard, le peuple tamoul continue d'être soumis au génocide structurel qui est perpétré par l'Etat sri-lankais. Les Tamouls qui vivent depuis des milliers d'années dans leur patrie traditionnelle au nord-est de l'île du Sri Lanka font face à une annihilation lente mais systématique. Les preuves archéologiques de leur Histoire ancienne et riche sont systématiquement détruites et sur les sites du patrimoine tamoul sont construits des structures bouddhistes. Le vœu collectif du peuple tamoul de gérer ses affaires politiques, sociales, économiques et culturelles lui est refusé et ses tentatives d'émerger des effets de la guerre sont délibérément entravées par l'Etat cinghalais. L'État sri-lankais décime méticuleusement la patrie tamoule en la colonisant avec des colonies cinghalaises. La base économique du peuple tamoul et ses moyens de subsistance sont détruits par les forces de sécurité de l'État sri-lankais. Les trois forces de l'État sri-lankais gèrent de grandes entreprises agricoles, commerciales et de détail, subventionnées par un budget de la défense, exerçant le pouvoir de l'État sur les agriculteurs locaux, les détaillants et les petites entreprises.

Les plus hauts organes de la communauté internationale, comme les Nations Unies, étaient au courant de la tragédie qui se déroulait et ont pourtant choisi de faire des plaidoyers tièdes pour mettre fin à l'offensive brutale visant les civils. Selon l'évêque de Mannar, le Dr Joseph Rayappu, 146 679 personnes sont toujours portées disparues. Où sont-elles? Neuf ans plus tard, nous ne savons toujours pas. Il n'y a toujours pas de lois concrètes qui garantissent la sécurité de la vie des Tamouls au Sri Lanka.

Le Conseil des droits de l'homme a adopté des résolutions dans lesquelles le HCDH a été chargé d'enquêter au Sri Lanka (OISL) pour évaluer les atrocités commises au cours des dernières étapes de la guerre. Cependant, le niveau de coopération du gouvernement sri-lankais a été lamentable. La justice pour le peuple de l'Eelam Tamoul ne peut être rendue que si la chaîne de commandement du gouvernement sri-lankais est traduite devant la Cour pénale internationale. Non seulement les crimes de guerre doivent faire l'objet d'une enquête, mais le génocide en cours des Eelam Tamouls pendant près de 70 ans doit être stoppé. Bien que l'OISL ait recueilli suffisamment de preuves pour montrer que des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité ont été commis durant les dernières phases de la guerre, le CDH a encore accordé du temps supplémentaire au gouvernement sri-lankais. Par conséquent, le génocide des Eelam Tamouls se poursuivra et toutes les preuves de crimes de guerre seront détruites. Le cri désespéré de la justice d'Eelam Tamouls ​​dans le pays d'origine et dans la diaspora est de nouveau ignoré.

Depuis 2009, les peuples tamouls du monde entier réclament justice tandis que l'Etat sri-lankais s'efforce systématiquement de détruire cette unité en créant des conflits et des contradictions entre les Tamouls. Le 18 Mai est un sombre événement pour tous les tamouls. Tous ceux qui aspirent à une humanité à travers le monde devraient se tenir côte à côte pour se rappeler qu'un Etat hégémonique peut commettre un génocide contre une communauté ethnique derrière le manteau de la démocratie.

Le 18 Mai est un événement extrêmement important pour rappeler au monde entier le génocide commis contre le peuple tamoul et le fait que nous attendons toujours la justice.

Les Tamouls de l’Eelam sont bien conscients qu'une paix durable ne peut être atteinte par des résolutions vides. Le gouvernement sri-lankais refuse obstinément de tenir les promesses qu'il a faites au CDH. La seule façon de créer une paix durable dans l'île est de mener une enquête internationale indépendante. Les violences contre les musulmans au Sri Lanka au début de cette année où des millions de propriétaires de magasins musulmans ont été incendiés par des foules bouddhistes cinghalaises et la réaction tiède de la police et de l'armée cingalaise pour arrêter les auteurs sont la preuve que l'impunité règne toujours au Sri Lanka. À la lumière de l'intransigeance du gouvernement sri-lankais, en tant que justice réparatrice, nous demandons instamment aux États membres de l'ONU de reconnaître le droit à l'autodétermination des Tamouls de l’Eelam, et de mener un référendum auprès des Tamouls de l’Eelam dans leur patrie traditionnelle et dans la diaspora. Seul un référendum peut arrêter l'occupation fortement militarisée de notre patrie et arrêter le génocide à l’encontre de notre peuple qui se poursuit. 

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Mémorial installé dans le Stade Nelson Mandela, proche des mémoriaux, Assyro-Chaldéen, Arménien, Alévi, inauguré le 18 Mai 2017 par François Pupponi, député, 8me circonscription du Val d'Oise, ancien Maire de Sarcelles